Rédemption

La série Rédemption d'un Ange Déchu est encore en cours d'écriture.
La sortie du tome 1, Obsession Charnelle, est prévue le 20 octobre 2017.
La sortie du tome 2, Dévotion Profane, le 5 novembre 2017.
Je vous tiendrai au courant pour la suite !




tome 1

Obsession charnelle

Couverture provisoire du tome 1

PRÉSENTATION :

Je m’appelle Ariel de Vecchio, et tout le monde pense que je suis un salopard d’égoïste, moi le premier. Je suis riche, je suis beau, j’ai beaucoup de charme – quand je veux.
Haïssez-moi, si ça vous chante, j’en ai rien à secouer. Jalousez-moi, dans le secret de vos coeurs, parce que je suis ce que vous voudriez être : le mec qui n’a pas voulu de vous, le type qui a été choisi à votre place pour un boulot parce qu’il connaît le fils du patron, le connard qui vous dépasse sur l’autoroute dans sa bagnole à deux millions d’euros. Ouais, c’est moi.
Quelle importance si je ne ferme pas l’œil, la nuit, parce que dès que je m’endors, je rêve que je tombe, une longue chute sans fin dans un gouffre obscur et terrifiant ? Quelle importance que je boive comme un trou, et que je sniffe de la coke comme si demain n’existait pas ?
Je déteste ma vie faite de faux semblants et ce n'est pas une petite greluche trop naïve qui va me faire changer d’avis.




EXTRAIT 1 : LA RENCONTRE ENTRE ARIEL ET BLANDINE (CHAP 2)

J’étais en train de baratiner une des nanas de l’open space des Ressources Humaines quand je l’aperçus pour la première fois. Difficile de la manquer, elle était plantée en plein milieu du couloir, une ramette de papier plaquée contre sa poitrine, et fixait sur votre serviteur un regard écarquillé de biche éblouie par les phares d’une bagnole. Putain, elle avait même la bouche ouverte !
Des yeux bleus, une frange asymétrique, de longs cheveux noirs et raides qui lui tombaient jusqu’à la taille. Mon regard expert balaya sa silhouette, que je jugeai aussitôt trop potelée à mon goût. En plus, elle était petite. J’aimais les grandes nanas fines et élégantes, tout le contraire de cette fille mal fagotée.
(…)
Elle portait une jupe trop serrée dont l’ourlet lui mordait les cuisses à chaque pas, juste au-dessus des genoux, pas de collants ni de bas – quelle faute de goût, surtout qu’elle était blanche comme un cachet – et des chaussures carrément cauchemardesques, déformées, et si usées que de là où j’étais, je pouvais voir leurs éraflures. Les talons étaient beaucoup trop bas pour être un tant soit peu flatteurs. Cette fille aurait fait le bonheur d’un relookeur, il y avait tout à reprendre. Elle ne regardait jamais la télé, ou quoi ?
La brune aux goûts de chiottes s’était encore rapprochée de nous, les yeux toujours braqués sur ses pieds. Elle se dirigea vers un bureau (…) et mon regard se focalisa immédiatement sur son derrière. Et bordel, quel foutu derrière ! Je ne savais pas si c’était sa jupe qui était finalement flatteuse, côté pile, mais ça valait le coup d’œil. J’en eus l’eau à la bouche.
Malheureusement, j’eus à peine le temps de me rincer l’œil sur ce fessier aux proportions olympiques avant qu’elle ne s’assoit. Son cul fabuleux débordait pratiquement de sa chaise.
Le téléphone sonna (…).
A travers les gazouillis dont la blonde m’abreuvait, et dont je n’écoutais pas le quart, je perçus un murmure rauque et sensuel qui fit frémir ma queue. Comme ça, direct, cash, elle réagissait à une voix à peine perceptible, alors que les strip-teases les plus osés ne lui faisaient plus rien, que les pornos, des plus softs aux plus crades, ne lui arrachaient plus la moindre réaction, que les filles à poil et prêtes à me faire tout ce que je leur demanderai ne l’émouvaient pas davantage. Une voix, bordel. Une voix, et elle se réveillait.

EXTRAIT 2
Blandine, avec ses nouveaux vêtements, était plus présentable, mais elle ne correspondait toujours pas au genre de filles avec lequel on se serait attendu à me voir. Elle ne portait pas un gramme de maquillage, et sa frange avait l’air d’avoir été coupée avec des ciseaux de cuisine, par une petite fille de cinq ans. Et puis il y avait ces cinq à dix kilos de chair superflue qui, bien qu’habilement dissimulés par sa lingerie, demeuraient encore trop visibles pour que je sois à l’aise de me montrer avec elle.
Je n’osais imaginer la tête que feraient certains de mes amis en me voyant sortir avec une nana pareille.
Ça m’était arrivé de baiser des filles dont je n’étais pas vraiment fier, mais là, il s’agissait d’un déjeuner, d’une sortie à deux, et même si ce n'était pas d’un rendez-vous au sens romantique du terme, la situation pouvait quand même porter à confusion vue de l’extérieur. Je connaissais trop bien l’ardeur que mes pairs mettaient à colporter la moindre rumeur pour me sentir détendu à l’idée que ce déjeuner soit porté à la connaissance de mon entourage.
Je n’étais pas du genre galant, mais je tenais trop à mon bijou sur roues pour risquer que Blandine l’abîme en faisant une fausse manœuvre avec le système d’ouverture de la portière ; donc je vins lui ouvrir, sous les yeux des passants qui ralentissaient – voire s’arrêtaient - sur le trottoir pour admirer ma superbe voiture. J’avais l’habitude de ce phénomène, et ça ne me dérangeait pas, du moment qu’on ne m’abordait pas pour me poser des questions – ça, ça m’agaçait vraiment. Heureusement, ce ne fut pas le cas ce jour-là, et j’aidai mon empotée de secrétaire à s’extirper de mon bijou surbaissé, une opération rendue encore plus périlleuse à cause de ses talons aiguilles qu’elle ne maîtrisait pas bien.
J’eus une vision, brève mais pas moins troublante, de jarretières bleues, de cuisses blanches et potelées, qui entre elles révélaient dans l’ombre une culotte bleu glacier, que je savais trempée par mes bons soins. Je la tirai vers moi par la main, et elle vint me heurter dans son élan, écrasant son corps voluptueux contre le mien ; je la retins le temps qu’elle se stabilise sur ses hauts talons. Elle leva les yeux sur moi, ses yeux candides de petite fille, qui me donnaient toujours envie de la baiser histoire de lui apprendre deux ou trois choses sur la vie.
Quand mon regard tomba sur sa bouche, encore un peu rouge et gonflée par l’ardent baiser dont je l’avais gratifiée dans le parking, je faillis l’embrasser derechef. Mais j’eus la jugeote de m’en abstenir, vu que, rien que de la sentir contre moi, ma queue frémissait déjà. Or je préférais éviter de m’afficher avec une bosse suspecte sous mon pantalon.
Je reculais prudemment, aussi prudemment que si je maniais un baril de nitroglycérine, avant d’adresser un demi sourire à ma petite bombe.
Allons-y.

EXTRAIT 3
Alors, à défaut de plonger ma queue entre ses jambes, je plongeai ma langue entre ses lèvres si douces. Elle me livra sa bouche d’une manière si confiante et innocente que cela me rendit dingue. J’envahis brutalement sa tendre chair, pillai son nectar, dévorai tout ce que je pouvais d’elle. Je ne pouvais plus m’arrêter. De sucer ses lèvres soyeuses, de frotter ma langue contre la sienne, de goûter encore et encore toutes ses saveurs et toutes ses textures.
Comment Blandine pouvait-elle demeurer aussi virginale tout en s’offrant à moi ? Car même maintenant, alors que je tenais son corps presque nu entre mes bras, et que je l’embrassais éperdument, il subsistait une part de réserve en elle, une réticence qui me rendait encore plus frénétique. Je sentais qu’elle avait envie de moi, dans sa façon de s’agripper à mes bras, de se serrer contre moi, de se hausser à ma rencontre. Mais ça ne me suffisait pas. Je voulais qu’elle se donne totalement à moi, qu’elle me livre tout d’elle, jusqu’au dernier atome, et qu’elle me laisse être son maître absolu. Je voulais qu’elle m’appartienne corps et âme.
Je m’écartai d’elle brusquement, la lâchant comme si elle était en feu. Je ne comprenais plus rien à ce qui se passait en moi ; j’étais dépassé, complètement perdu face à mes réactions instinctives, irrationnelles. Mais d’où venait ce besoin de possession qui s’emparait de moi face à cette fille ? Jamais, jamais je n’avais ressenti ces émotions si violentes, si primitives, que j’étais incapable de les maîtriser.
Je suffoquais, ma tête me tournait, ma bite me faisait un mal de chien, et j’avais une drôle de sensation au niveau de la poitrine, désagréable et importune. Putain, mais qu’est-ce qui m’arrivait ? Je n’étais plus moi-même. Rien de tout cela ne me ressemblait.
Je tournai le dos à Blandine le temps de me reprendre, et lui ordonnai sèchement d’enfiler la robe que je lui avais sortie. J’entendis des froissements de tissu, derrière moi, mais m’interdis de me retourner. Il fallait que je recouvre mon sang-froid avant de me confronter de nouveau à la sirène qui avait déboulé une semaine plus tôt dans ma vie, et était en train de me chambouler de fond en comble. Bordel, comment une fille que j’avais jugée à peine baisable pouvait-elle me mettre dans un état pareil ? C’était complètement dingue. Ça ne pouvait pas m’arriver, pas à moi.


N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaire ! 


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